DOSSIER NO. IJM-0016
CLASSIFICATION: ARCHIVE HISTORIQUE
Florence Nightingale
Nightingale
Infirmiere et statisticienne

SECTION I -- PROFIL DU SUJET
| Nom | Florence Nightingale |
|---|---|
| Anglais | Nightingale |
| Nationalite | Royaume-Uni |
| Vie | 1820–1910 |
| Sexe | Feminin |
| Siecle | XIXe s. |
| Domaine | Medecine |
| Titre | Infirmiere et statisticienne |
SECTION II -- APERCU
Florence Nightingale naquit le 12 mai 1820 a Florence, ville qui lui donna son prenom, au cours d'un long voyage de noces italien de ses parents William et Frances, Anglais fortunes de la haute bourgeoisie evangelique.Elevee dans les domaines familiaux d'Embley Park dans le Hampshire et de Lea Hurst dans le Derbyshire, entouree de bibliotheques et de precepteurs, elle recut une education exceptionnelle pour une femme de son epoque.
Son pere lui enseigna le grec, le latin, les mathematiques, la philosophie et l'histoire — disciplines reservees aux hommes.Tres jeune, elle afficha une sensibilite religieuse intense : a seize ans, le 7 fevrier 1837, elle nota avoir recu dans le parc d'Embley un «appel de Dieu» a consacrer sa vie au service des autres.
Pendant plus de dix ans cependant, elle ne sut pas a quoi cet appel la destinait, tandis que sa famille la pressait de faire un brillant mariage.Le premier tournant fut sa decision, farouchement combattue par sa mere et sa soeur, de se tourner vers les soins infirmiers — profession alors consideree comme degradante, reservee aux femmes pauvres, ivrognes et de moeurs douteuses.
Elle refusa plusieurs demandes en mariage, dont celle de Richard Monckton Milnes, poete et homme politique, apres neuf annees d'une cour hesitante.En 1850, elle se forma brievement chez les diaconesses protestantes de Kaiserswerth, en Allemagne, puis prit en 1853, a trente-trois ans, la direction d'un etablissement londonien pour dames malades.
Le second tournant fut determinant : en octobre 1854, pendant la guerre de Crimee, son ami le ministre Sidney Herbert lui demanda de partir en urgence pour l'hopital militaire britannique de Scutari, pres de Constantinople, ou les soldats mouraient en masse.Les reportages de William Howard Russell au Times avaient revele un scandale : plus d'hommes mouraient de cholera, de typhus et d'infections que de blessures.
Florence debarqua avec 38 infirmieres dans un etablissement surpeuple, sale, infeste de rats, sans latrines fonctionnelles.Contre l'hostilite des medecins militaires, elle imposa l'hygiene la plus elementaire : lavage des draps, aeration, alimentation correcte, nettoyage des egouts.
En quelques mois, la mortalite passa de 42 % a 2 %.Les soldats l'appelaient «La dame a la lampe» car elle faisait seule ses rondes nocturnes, une lampe a l'huile a la main.La carriere ulterieure fut celle d'une reformatrice malgre la maladie.
Rentree en 1856, epuisee et souffrant probablement d'une brucellose chronique contractee en Crimee, elle passa le reste de sa vie essentiellement alitee, gouvernant le monde depuis sa chambre par une correspondance abondante.Elle revolutionna la sante publique en prouvant par des diagrammes statistiques innovants — les «diagrammes en rose» ou coxcomb — que l'assainissement sauvait plus de vies que la chirurgie.
Elle publia en 1859 «Notes sur les soins infirmiers», qui devint un manuel international traduit dans toutes les langues, et fonda en 1860 l'ecole Nightingale au St Thomas' Hospital de Londres, etablissant les soins infirmiers comme profession respectee necessitant une formation rigoureuse.Ses recommandations reformerent l'armee britannique des Indes, les hopitaux civils, les workhouses, l'ecole de medecine militaire de Netley.
«Je n'ai jamais donne ni accepte la moindre excuse», repetait-elle.Premiere femme admise a la Royal Statistical Society en 1858, elle fut aussi la premiere a recevoir l'Ordre du Merite britannique en 1907.
Aveugle a la fin de sa vie, elle mourut paisiblement le 13 aout 1910 a Londres, a 90 ans.La Journee internationale des infirmieres celebre son anniversaire chaque 12 mai, et son heritage sous-tend la medecine moderne fondee sur l'hygiene, l'epidemiologie et la formation professionnelle des soignants.
SECTION III -- CHRONOLOGIE
SECTION IV -- DECLARATIONS NOTABLES
“Je n'ai jamais donne ni accepte la moindre excuse.”
SECTION V -- NOTES DE TERRAIN
[A]La dame a la lampe
Nightingale etait surnommee «La dame a la lampe» car elle faisait ses rondes nocturnes dans les hopitaux une lampe a la main, s'occupant personnellement de chaque soldat blesse.
SECTION VI -- HERITAGE ET IMPACT
Nightingale a transforme les soins infirmiers, d'une occupation de bas statut en une profession respectee, et a ete pionniere dans l'utilisation des statistiques en sante publique. Son insistance sur l'assainissement et l'hygiene a considerablement reduit les taux de mortalite hospitaliere et a jete les bases de l'epidemiologie moderne. La Journee internationale des infirmieres est celebree le jour de son anniversaire, le 12 mai.
SECTION VII -- OEUVRES MAJEURES
- [01]Notes sur les soins infirmiers (1859)
- [02]Creation de l'ecole de formation Nightingale (1860)
- [03]Diagrammes statistiques sur les causes de mortalite pendant la guerre de Crimee
- [04]Notes sur les hopitaux (1863)
- [05]Reforme des services medicaux de l'armee britannique

